Ce 23 mai, la ministre des Transports, nommée depuis moins d’une semaine, a pris un premier contact avec les organisations patronales du transport routier en les recevant au ministère. L’OTRE salue l’initiative de Mme Elisabeth Borne et sa volonté d’écoute et de compréhension des préoccupations actuelles du transport routier.

L’OTRE a fait part notamment de sa vive inquiétude sur la révision de la Directive détachement et sur la renégociation du paquet mobilité qui doit s’ouvrir le 31 mai prochain au Parlement européen.

Au nom de l’OTRE, Aline MESPLES n’a pas caché ses craintes de la pression sur la Commission de certains États de l’Union venant d’Europe centrale et orientale pour obtenir des dispositifs réglementaires instaurant légalement une concurrence déloyale au préjudice exclusif des transporteurs de l’Ouest européen. Sur ce point, la France doit rester ferme. Le transport routier ne saurait être exclu du dispositif de la Directive européenne. C’est ce que l’OTRE a rappelé avec force.

Par ailleurs, Aline MESPLES a rappelé son opposition à voir évoluer les règles du cabotage tant que les conditions efficientes de son contrôle ne seront pas réunies. Elle a aussi rappelé sa détermination à défendre un modèle social que les chantres du low cost et de l’ultra libéralisme ne sauraient remettre en cause dans des manœuvres aboutissant à la disparition du pavillon français.

L’OTRE constate qu’il existe au sein de la profession des positions convergentes, en particulier sur le cabotage, mais également des points de divergences sur lesquels il nous appartient de discuter entre organisations professionnelles représentatives du transport routier.

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