La nouvelle étude 2020 du CNR sur le TRM roumain témoigne de l’importante évolution du pavillon en l’espace de trois ans. Le doublement du salaire minimum interprofessionnel, le transfert de charges depuis l’employeur vers le salarié et l’introduction de la majoration des indemnités de déplacement sont les principaux changements. En ce qui concerne l’activité du TRM, le pavillon roumain est l’un des pavillons les plus actifs de l’Union européenne sur le plan international. Présent notamment à l’ouest de l’Europe, il réalise plus de 30 % de son activité entre pays tiers et près de 7 % en cabotage.

Le salaire brut du conducteur roumain passe de moins de 400 € à 565 € en trois ans, conséquence directe du salaire minimum qui a doublé entre 2016 et 2020. Le montant journalier des indemnités de déplacement atteint 68 € par jour sur 22 jours par mois. Le kilométrage du conducteur se replie de -6 % depuis la dernière étude tandis que son coût augmente de 31 %. Au bilan, le coût de l’heure de conduite passe ainsi à 11,81 €, en augmentation de 31 % par rapport à 2017. Le revenu net pour le conducteur passe de 15 227 à 20 490 € par an, soit +34,6 %.

D’autres augmentations de coûts viennent s’ajouter. C’est le cas des péages (+37 %), de l’entretien-réparations (+16 %) et du coût de détention du véhicule (+12 %). La baisse du coût du carburant (-9 %) et de l’assurance véhicule (-12 %) ne suffisent pas à contrebalancer le résultat final.

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