Baromètre d’opinion de l’OTRE – 1er trimestre 2026
29 avril 2026
Le baromètre d’opinion de l’OTRE vise à mesurer le climat social et économique des entreprises de l’OTRE. La consultation est ouverte à l’ensemble des adhérents. Elle distingue le Transport Routier de Marchandises sous toutes ses composantes (TRM) d’une part et le Transport Routier de Personnes (TRP), d’autre part. Il identifie l’opinion des chefs d’entreprises sur le bilan de leur activité économique par trimestre. Il évalue également le moral des entrepreneurs et leur confiance en l’avenir.

Extrait du baromètre de l’OTRE du 1er trimestre 2026
Ce qui ressort de ce baromètre :
Dans un contexte économique et géopolitique particulièrement incertain, les entreprises du transport routier qu’il s’agisse du transport de marchandises (TRM) ou de personnes (TRP) indiquent une forte dégradation de leur activité au cours de ce début d’année.
La baisse des volumes, conjuguée à une hausse continue des coûts d’exploitation, notamment énergétiques, exerce une forte pression sur la trésorerie des entreprises. À ces difficultés s’ajoutent des contraintes opérationnelles, telles que les restrictions de circulation en début d’année liées aux épisodes de neige et de verglas, ainsi que les répercussions des mouvements sociaux, notamment agricoles, dans un environnement politique perçu comme particulièrement instable et peu sécurisant.
Dans le secteur du transport routier de marchandises, plus de 73 % des dirigeants déclarent avoir été confrontés à des retards de paiement, dont 46 % estiment qu’ils ont un impact significatif sur leur trésorerie. Cette augmentation est notable, puisqu’ils n’étaient que 63,2 % à signaler de tels retards à la même période en 2025.
Dans le secteur du transport routier de personnes, une légère amélioration est observée en ce début d’année par rapport au premier trimestre 2025. Toutefois, les retards de paiement demeurent fréquents et pénalisants. Ainsi, 77 % des entreprises déclarent y avoir été confrontées, et près de 67 % estiment que ces retards ont un impact significatif sur leur trésorerie. Au premier trimestre 2025, elles étaient 81,8 % à subir des retards de paiement, et près de 94,5 % jugeaient leurs effets fortement préjudiciables pour leur trésorerie.