Alexis Gibergues, le nouveau président de l’OTRE qui a pris ses fonctions le 1er février 2021 a répondu aux questions de Transport Info.

Extrait de l’article.

Transport Info : Après une grande école de commerce, vous avez repris l’entreprise de transport familiale, était-ce par choix ou par devoir ?
Alexis Gibergues : Le transport routier souffre d’un déficit d’image. L’idée qu’on se fait du transporteur ne correspond plus à la réalité. Il existe dans ce métier une diversité de profils et le mien est à l’image de nombreux patrons de PME adhérents de l’OTRE. Mon parcours m’a permis d’explorer diverses pistes, en lien avec mes études, mais dès 26 ans j’ai rejoint la société de déménagement Gibergues, où je suis passé par tous les postes : des missions sur le terrain à l’administratif puis au commercial avant de prendre la direction générale. Je fais partie de ceux qui ont choisi ce métier, non pas par obligation, mais par conviction, pour le défendre et se réaliser.

TI : Le fait d’être déménageur n’a pas été un handicap pour accéder à la présidence de l’OTRE ?
AG : Il existe au sein de l’OTRE une grande diversité de métiers. Avec 1 100 entreprises et 12 000 salariés, le secteur du déménagement est marginal dans la branche. Le TRM c’est 40 000 sociétés et 750 000 emplois. Mais avoir un président déménageur est pour l’OTRE une façon de démontrer que l’organisation s’est diversifiée. C’est une force, pas un handicap.

TI : Votre présidence à la tête de l’OTRE Ile-de-France a-t-elle été une rampe de lancement pour accéder à la présidence de l’OTRE nationale ?
AG : J’ai adhéré à l’OTRE en 2016. J’ai choisi cette organisation pour sa vitalité, la libre parole de ses adhérents et son dynamisme dans le changement. J’ai vu son évolution et la place plus grande qu’elle donne au dialogue et à la construction, sans renoncer à faire avancer ses opinions. C’est pourquoi j’ai été candidat à la présidence d’Île-de-France et élu il y a deux ans. Je n’avais pas alors l’ambition de devenir président de l’OTRE nationale. Je voulais débattre et trouver des solutions collectives. Mais comme pour accéder à la présidence nationale, il faut présenter un mandat local, cela m’a permis de candidater.

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