L’Observatoire du véhicule industriel (OVI) BNP Paribas a présenté les résultats 2021 et les perspectives 2022 sur les secteurs du Transport Routier de Marchandises (TRM) et du Véhicule Industriel (VI).

« La situation reste équilibrée même si nous vivons un contexte inédit » a résumé l’OVI.

Le TRM et le BTP restent les 2 piliers de l’industrie de l’utilitaire et du poids lourd. La reprise a été soudaine. Le secteur du transport de marchandises est revenu à des volumes importants.

Des immatriculations VI limitées

L’année 2021 se sera finalement déroulée en deux temps, une forte embellie au 1er semestre avec notamment un score de + 69 % en mai, avant que le dérèglement des chaînes de production ne génère un retournement au 2ème semestre

« 4 000 véhicules nouvelles énergies ont été immatriculés, soit 10% du marché en incluant le B100, ce qui est donc significatif » pour OVI.

Concernant le marché VO, « tous les stocks sont au plus bas et les prix sont en hausse. Car tout le monde se tourne vers l’occasion, vu les délais de livraisons de véhicules neufs ».

Un marché de la carrosserie fortement impacté par les retards de livraison et l’inflation des coûts

La perturbation de la chaîne logistique globale entraîne des questions majeures et cumulatives : quelles productions, dans quels délais et à quels prix ?

Les immatriculations de porteurs étaient en hausse de +2,8% sur les 11 premiers mois de 2021. Les véhicules spécifiques dédiés au BTP et les bennes, soit 40% des immatriculations des VI porteurs, sont restés stables, ce qui fait de 2021 une année moyenne mais toujours vitale pour ce segment de marché.

Les frigos sont en chute depuis 3 ans après une phase de progression forte entre 2014 et 2018 sans qu’on puisse encore en tirer une conclusion (évolution structurelle ?).

Au global, le marché porteur affiche une performance moyenne, mais respectable, au vu du contexte, le stock de commande livrable en 2022 représentant une donnée majeure de la physionomie du prochain exercice.

Le marché de la semi-remorque, avec un peu moins de 22 000 unités à fin novembre, a retrouvé son niveau de 2020 et un trend annuel tout à fait correct avec des segments qui progressent tels le dry fret (PLSC, fourgons, bâchées) (+4%), ainsi que les bennes (+2%). Les immatriculations de frigo baissent. Ce marché, habituellement en ligne avec le niveau d’achats de tracteurs, a trouvé son autonomie depuis 2020.

Prévisions 2022 : un bon potentiel mais de nombreuses incertitudes

Les marchés de ventes d’utilitaires (VI-VUL) et leurs marchés sous-jacents BTP et TRM connaissent une phase ascendante en termes de chiffre d’affaires : les activités de construction devraient progresser en 2022 (+4,5%) ainsi que le marché du TRM, et ce malgré la hausse des coûts et les problèmes de recrutement.

Pour sa part, au-delà des volumes d’immatriculations, le marché du VI devrait connaître une nouvelle hausse des prix tant en VN qu’en VO. « Le climat des affaires est bon mais l’inflation s’installe » a prévenu l’OVI. « Les entreprises disposent de liquidités et elles ont donc la capacité d’investir. Le problème structurel n’est pas seulement la pandémie mais aussi la pénurie de conducteurs ».

2022 sera un exercice particulier déjà très largement engagé en termes de stocks de commandes, donc d’immatriculations à venir, mais sous contrainte de capacité de livraison

Consulter le rapport de prévisions 2022

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