« Les donneurs d’ordre refusent de revoir les prix pour les petites entreprises. Et là, c’est l’enfer. Les transporteurs sont dans l’impasse » Jean-Marc Rivéra, délégué général de l’OTRE alerte le Gouvernement sur la hausse des carburants dans Le Parisien.

Hausse des prix des carburants : taxis, routiers… chez les professionnels aussi, la grogne monte

La hausse des tarifs à la pompe n’inquiète pas que les ménages. Beaucoup d’entreprises, dont celles de transport comme les taxis et les routiers, ont écrit au gouvernement pour demander de l’aide.

« Il faut que le gouvernement intervienne »

Jean-Marc Rivéra, délégué général de l’OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens) fait le même constat : « La pression est en train de monter. Une partie des transporteurs répercute les hausses du prix des carburants, des péages, des assurances, etc. Mais pour l’autre partie, composée surtout des plus petits, les donneurs d’ordre refusent de revoir les prix. Et là, c’est l’enfer. Les transporteurs sont dans l’impasse ».

Et pourtant, la loi prévoit de renégocier ce qui est communément appelé « le pied de facture » pour que les variations, à la hausse comme à la baisse, des prix du carburant, entre la signature du contrat et son exécution, soient prises en compte. « Ça, c’est sur le papier, témoigne un chef d’entreprise de logistiques. Dans la réalité, c’est la loi du plus fort. Les donneurs d’ordre refusent de négocier. Ou alors sur la base de leur propre chiffre. »

« Nous avons alerté les ministres de l’Économie, des Transports, mais aussi le Premier ministre, confie Jean-Marc Rivera. Il faut que le gouvernement intervienne. Sinon il y a aura des faillites. Le quoiqu’il en coûte n’aura servi à rien. »

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