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Etude CNR sur les transporteurs routiers de marchandises exploitant des poids lourds alimentés au gaz naturel (GNV)

17 décembre 2025

Le Comité National Routier (CNR) a récemment publié une étude détaillée à l’intention des transporteurs routiers de marchandises utilisant des poids lourds fonctionnant au gaz naturel pour véhicules (GNV), ou envisageant de se tourner vers cette alimentation. Ce rapport présente une analyse complète des caractéristiques des véhicules, des coûts associés, des prévisions des dépenses d’exploitation et des comparaisons avec des véhicules diesel opérant dans des activités similaires. À savoir que le bioGNV permet de réduire l’empreinte carbone jusqu’à -80 %, et génère moins de particules fines que les moteurs diesel.

L’étude met en avant un avantage économique majeur du GNV par rapport au gazole pour des tracteurs exerçant des activités équivalentes concernant le coût du carburant. Depuis janvier 2020, le prix du gaz naturel carburant s’établit à 5,23 €/MWh, soit un niveau environ six fois inférieur à celui du gazole.

Cette compétitivité s’explique notamment par l’accise sur le gaz naturel, dont le taux applicable en 2025 demeure très bas par rapport à celui du gazole, y compris dans sa version professionnelle dédiée au transport routier de marchandises. À cela s’ajoutent des bénéfices réglementaires et fiscaux : les véhicules GNV bénéficient de la vignette Crit’Air 1, contrairement aux véhicules diesel, et les poids lourds GNL engagés sur des activités de longue distance, éligibles au dispositif de suramortissement, affichent une rentabilité supérieure à celle de leurs équivalents au gazole.

Néanmoins, cette compétitivité n’est pas systématique et dépend fortement du type d’exploitation. L’étude souligne que les coûts de maintenance des tracteurs GNV restent plus élevés que ceux des véhicules diesel, ce qui pèse sur le coût global d’utilisation. Les simulations montrent ainsi qu’un poids lourd GNC, qu’il soit éligible ou non au suramortissement et opérant principalement en transport régional, rencontre davantage de difficultés à atteindre une rentabilité équivalente à celle d’un véhicule gazole.

En parallèle, le développement des infrastructures progresse. En 2025, la France compte environ 380 stations publiques GNV/BioGNV, majoritairement dédiées au GNC, auxquelles s’ajoutent près de 370 points d’avitaillement privés réservés aux flottes captives, renforçant progressivement la viabilité opérationnelle de cette motorisation.

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