OTRE dans les médias

« L’OTRE souhaite un déplafonnement rapide des encours autorisés, la situation actuelle ne nous permettant plus d’acheter du carburant et d’assurer nos services. », Jean-Marc RIVERA, délégué général de l’OTRE

12 mars 2026

Dans un contexte économique de plus en plus instable, le conflit au Moyen-Orient a un impact direct sur la forte hausse du prix du carburant à la pompe. Face à cette situation, Jean-Marc Rivera, délégué général de l’OTRE, s’est exprimé au micro de France Info. Il rappelle que « le carburant représente en moyenne 25 % du coût de revient d’un transport, soit l’un des postes les plus importants ». Un surcoût que les transporteurs tentent de répercuter auprès de leurs clients, mais avec un décalage très important étant donné que « le carburant est payé immédiatement, tandis que l’ajustement des tarifs n’est généralement visible que deux à deux mois et demi plus tard, le temps que les factures soient émises et réglées » indique Jean-Marc RIVERA.

Face à cette situation, il est important de rappeler que le transport routier en France est composé à 80 % de TPE et de PME, déjà fragilisées par deux années d’un marché particulièrement difficile, marquées par d’importantes baisses d’activité. Cette situation liée à la hausse du prix des carburants vient fragiliser davantage les entreprises. C’est pourquoi l’OTRE attend des positions fermes de l’État afin de venir en aide aux entreprises, comme cela avait été le cas en 2022, notamment à travers des aides de réduction à la pompe, mais également des mesures spécifiques.

Cette fois-ci, « l’OTRE souhaite, dans l’immédiat, que les prix à la pompe diminuent rapidement afin qu’aucun autres impacts entachent les transporteurs. Si cela n’est pas possible, des mesures rapides doivent être prises, comme le déplafonnement des encours autorisés, permettant ainsi aux transporteurs de continuer à acheter du carburant », explique le délégué général.

L’OTRE a déjà commencé à le faire savoir à Monsieur Lescure, il faudra envisager des mesures d’aides directes aux entreprises, soit des aides de réduction à la pompe ou des aides aux véhicules pour les entreprises du transport routier.

Rappelant un point essentiel, « le secteur d’activité du transport routier est un secteur stratégique. Pour exemple, sans poids lourds aujourd’hui, vous n’auriez pas de carburant dans les stations-service. Nous sommes donc absolument vitaux et nécessaires à l’économie du pays », souligne Jean-Marc Rivera.