Environnement

Après une année 2025 de tous les records, l’Avere-France fait le point sur l’électrification des mobilités

21 janvier 2026

En 2025, la France a franchi deux caps symboliques : plus de 1,5 million de véhicules 100 % électriques sont désormais en circulation et 180 000 points de recharge sont ouverts au public. Multiplié par six entre 2020 et 2025, le nombre de véhicules 100 % électriques dans le parc témoigne de la solidité de la trajectoire de décarbonation engagée. La France suit ainsi la dynamique européenne de forte croissance des immatriculations.

C’est dans ce contexte, et de manière paradoxale, que la Commission européenne a présenté il y a quelques semaines des propositions de flexibilité concernant l’objectif de fin de vente des véhicules thermiques en 2035. Si ces discussions, qui se poursuivront dans les prochains mois entre les institutions, interrogent l’écosystème sur la lisibilité des objectifs politiques de décarbonation, elles ne remettent pas en cause la dynamique de fond. L’électrification apparaît en effet comme le seul levier crédible pour atteindre les ambitions climatiques fixées.

Les bons chiffres de l’année 2025 ont confirmé la crédibilité de la trajectoire établie en 2022. L’année 2026 devra démontrer notre capacité collective à poursuivre la dynamique engagée, et ce en dépit de la relance des discussions à Bruxelles, qui sème le doute dans l’esprit des acheteurs et accroît le risque de nouveaux reports d’achat.

Retour en chiffres sur 2025 : des immatriculations records de vehicules électriques

Pour la première fois en 2025, les véhicules électriques ont dépassé les motorisations essence en nombre d’immatriculations, atteignant des parts de marché record mois après mois dans un contexte de baisse du volume global d’immatriculations toutes énergies confondues. Près d’un véhicule immatriculé sur cinq était ainsi 100 % électrique, avec neuf mois consécutifs de hausse de la part de marché des VE observés sur l’année.

Cette dynamique est particulièrement marquée sur les segments clés B et B-SUV, portés principalement par les immatriculations des entreprises, qui bénéficient de l’élargissement de l’offre et d’une réduction des écarts de prix avec leurs équivalents thermiques. En parallèle, le marché de l’occasion totalise 177 886 transactions, en hausse de 30 % sur un an, représentant déjà plus de la moitié des volumes de véhicules électriques neufs.

Les flottes, levier de l’électrification

En 2025, les immatriculations ont été principalement portées par les flottes professionnelles, avant un retour des particuliers à l’automne, généré par le leasing social. En moyenne, les personnes morales représentent 58 % des acquéreurs de VE contre 42 % pour les particuliers. Si ces derniers semblent encore être dans une position attentiste dans un marché automobile globalement atone, ce n’est pas le cas des entreprises qui ont notamment doublé le poids de l’électrique dans leurs flottes en un an.

Pour accompagner cette dynamique d’électrification, l’Avere-France a publié en 2025 un guide à destination des entreprises, afin de les soutenir dans leur transition et de les aider à comprendre les évolutions réglementaires et fiscales. La réforme des avantages en nature applicables aux véhicules et l’introduction de la taxe annuelle incitative ont en effet conduit les gestionnaires de flotte à revoir leur stratégie et à accélérer l’électrification de leurs parcs.

Au niveau européen, les institutions se sont également saisies du sujet : la Commission européenne a proposé l’introduction d’objectifs nationaux à horizon 2030 et 2035 pour les entreprises de plus de 250 salariés, reconnaissant le rôle des flottes tant sur le marché du véhicule neuf que sur celui de l’occasion. L’Avere-France salue cette avancée et continuera de soutenir des évolutions ambitieuses de la fiscalité incitative au niveau français.

Lire la suite du communiqué de presse de l’Avere France