Plan de relance du tourisme, pas un centime pour le transport routier de voyageurs :
Un abandon doublé d’un scandale !

 

C’est avec consternation et colère que l’OTRE a pris connaissance des annonces des mesures du plan de relance qualifié de « massif » pour le tourisme. Selon les propos du Premier ministre, il représente « pour les finances publiques un engagement de 18 milliards d’euros ».

Or, pas un centime d’euro n’est consacré aux entreprises du transport de voyageurs, autocaristes ou entreprise du T3P ! Outre le scandale, c’est un mépris total pour l’ensemble des acteurs du secteur.

L’OTRE n’a eu de cesse d’alerter le gouvernement depuis des semaines sur la situation dramatique des transporteurs dont l’activité est, pour certains, quasi exclusivement liée au tourisme. Nous avions évoqué pour eux la nécessité d’un véritable plan Marshall.

Réponse : rien ! 18 milliards distribués mais pas un centime pour sauvegarder l’emploi et l’activité des salariés du transport routier de voyageurs !

Et pourtant, les entreprises de transport routier de voyageurs ont été parmi les premières touchées par le COVID19 avec l’annulation des voyages scolaires dès le début du mois de mars. Demain, elles seront directement liées à la relance du tourisme par l’acheminement des clients du monde entier dans les hôtels, restaurants et lieux touristiques de France.

Sans aides spécifiques, sans soutien, nous l’avons dit aux ministres concernés, c’est la certitude que de nombreuses entreprises seront en cessation de paiement, entrainant le licenciement de milliers de salariés du secteur, par la seule volonté du Gouvernement.

Comment ne pas nous sentir trahi par une telle surdité ? On est loin, en effet, des annonces solennelles du Président de la République qui affirmait, quasi martiale, lors de sa première intervention mi-mars 2020 que personne dans cette crise ne serait laissé sur le bord de la route… Avec amertume, et si cela devait se confirmer, on ne pourrait que constater la distorsion totale entre les paroles et les actes.

Première destination touristique d’Europe, la France a aussi besoin de voyagistes du transport routier, autocars et T3P. Les oublier dans ce plan de relance est pire qu’une erreur : c’est une faute grave qui ne sera pas sans conséquence.

L’OTRE appelle le Gouvernement à corriger sans délai cette cruelle anomalie, s’il ne veut pas amener la profession à exprimer une colère légitime par tous les moyens possibles. Les entreprises n’accepteront pas une condamnation à mort sans réagir…

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