Dès cette fin semaine, ce sera la traditionnelle trêve des confiseurs ce moment de fin d’année où autour des réjouissances de Noël et de la Saint-Sylvestre, le temps semble comme suspendu et beaucoup de se retrouver autour de ses proches. Comme si ce moment récurrent semblait nécessairement renvoyer à l’essentiel de nos existences humaines et à ce qui compte vraiment…

Mais ça n’est qu’un moment.

Ce temps c’est logiquement aussi celui des bilans. L’année 2017 qui se termine restera comme une année riche d’événements pour notre pays. Les bouleversements politiques du milieu de l’année ne sont pas sans conséquences sur une activité économique qui semble entrer dans des zones favorables.

Incontestablement, si l’on en croit la dernière note de conjoncture de l’INSEE, la reprise est là et plutôt vigoureuse. Elle table sur une croissance du PIB de 1,8 % en cette fin 2017 (au lieu du 1,6 % attendu jusqu’ici), après trois années de croissance plus modeste autour de 1 %.

Signe encourageant, l’activité continuerait de progresser dans tous les secteurs. Même l’industrie profiterait de la tonicité de la demande extérieure et la construction de la forte hausse de demande de logements des ménages. Quant à la production de services, elle bénéficierait du retour des touristes, en particulier l’hébergement-restauration et les transports de voyageurs.

Autre phénomène encourageant, les exportations françaises, point noir de l’économie nationale, devraient rebondir. Ainsi, après avoir baissé au premier trimestre (-0,8 %), les exportations ont nettement rebondi au printemps (+2,4 %).

Ces bons indicateurs vont évidemment favoriser l’emploi. Ainsi, l’emploi marchand non agricole a continué de progresser au deuxième trimestre (69 000 postes supplémentaires, après 52 000 au premier trimestre). Pour le second semestre, l’Insee table sur une poursuite des créations mais à un niveau moins élevé (86 000 postes).

Parmi les secteurs gagnants de cette reprise, on trouve ceux qui bénéficient d’effets d’entrainement d’entreprises industrielles à fort potentiel. L’INSEE note que c’est le cas du transport de marchandises. C’est un fait même si nous sommes loin du compte et surtout même si cette embellie n’est pas sans inquiétudes d’avenir. Après les années noires postérieures à la crise financière de 2008, les chefs d’entreprise du TRM notent en général une amélioration de leur activité. Mais ils restent prudents…

La trêve des confiseurs s’annonce sans doute plus sereine que les années précédentes. Mais le début de l’année 2018 devra mener le monde du transport à une vigilance accrue. L’OTRE restera attentive à ce que donneront les conclusions définitives des Assises de la Mobilité autour desquelles certains bavardages ne sont pas sans susciter l’inquiétude. Autre vigilance encore dans les discussions qui se poursuivent à Bruxelles sur le Paquet mobilité. Là encore, trêve oblige… Les négociations sont suspendues. Mais elles reprendront de plus belles en janvier 2018… sous présidence bulgare.

C’est la trêve… Vivons l’instant. Reconstituons nos forces physiques et d’âmes. Ce ne sera pas de trop !

L’OTRE souhaite à chacune et à chacun de vous de très belles fêtes.

 

Philippe BONNEAU
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