Communiqué de presse du 14 septembre 2009
Revalorisations salariales : l’O.T.R.E. surprise mais toujours prête au dialogue
L’O.T.R.E., disposée à ouvrir la négociation sur la revalorisation des salaires et des frais de déplacements dans le transport routier de marchandises, a vite été refroidie par l’attitude fermée et dogmatique des organisations syndicales. En effet, l’O.T.R.E. n’avait pas caché avant l’ouverture de cette négociation qu’elle souhaitait voir la revalorisation des salaires dans la profession s’accompagner d’une réouverture de la négociation sur la définition des temps de travail. C’est exactement ce qu’elle a fait devant les partenaires sociaux, associant l’ouverture de ce travail sur la clarification des heures d’équivalences en particulier à une 1re proposition de revalorisation de 1,5 %. L’O.T.R.E. regrette que l’ensemble des syndicats de salariés présents n’aient pas fait cas de cette proposition, allant même jusqu’à l’ignorer. Est-il possible d’ignorer une proposition, même si elle vous semble imparfaite, lorsque vous dîtes vouloir instaurer les conditions d’un nouveau cadre de dialogue social ? L’O.T.R.E. ne comprend pas l’obstination de la partie syndicale salariés à refuser l’idée de travailler dans le sens commun où entreprises et salariés récolteraient les fruits des nouvelles richesses produites.
L’O.T.R.E. rappelle que sa proposition globale liée à l’abandon des heures d’équivalence et à la mise en application stricte de la directive européenne sur les temps de travail est bien une proposition concrète allant dans le sens d’une augmentation immédiate du pouvoir d’achat des salariés, sans nuire aux entreprises. Enfin, à l’heure où tous les partenaires sociaux se sont entendus sur la nécessité d’établir un nouveau dialogue social, l’O.T.R.E. s’inquiète des positions dogmatiques affichées par chaque organisation syndicale, de façon radicalisée. L’O.T.R.E. s’interroge sur la volonté réelle des organisations syndicales à défendre l’intérêt des salariés, à quelques mois d’élections professionnelles très importantes …
Pour sa part, l’O.T.R.E. continuera de s’asseoir à la table des négociations en étant force de propositions et ouverte au dialogue. L’O.T.R.E rappelle à ses partenaires sociaux que personne ne doit être perdant dans une négociation. Et qu’au contraire, tous les acteurs doivent être gagnants. Cela ne sera possible que si l’entreprise retrouve productivité et compétitivité amenant les salariés à toucher les bénéfices des gains trouvés.
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