Hausse des prix du carburant :
100 (dollars) DE MANIPULATIONS
Le prix du baril de pétrole a désormais atteint le niveau symbolique de 100 $.
Mais ce niveau reflète-t-il la réalité du prix du pétrole ? Si non !! « A qui profite le crime ? ».
En un an, le prix a augmenté de 66% …
Après avoir alerté le gouvernement, l’O.T.R.E. avait acté les engagements pris par les opérateurs pétroliers envers Mme LAGARDE, Ministre de l’économie et des finances. Malheureusement, quelques semaines après ces engagements, une étude de l’UFC-Que choisir démontre que si les prix ont effectivement baissé entre les mois de novembre et décembre, les marges bénéficiaires ont, elles, augmenté ! Qu’est-ce à dire ?
Après les fonds de pension, qui spéculent sur les cours du pétrole pour « engranger » des sommes astronomiques sans intérêt pour la collectivité, les opérateurs pétroliers ont sciemment ralenti le rythme de la diminution des prix en corollaire avec la baisse du prix du baril pour accroître eux aussi leurs bénéfices déjà colossaux ! Et ce, dans l’irrespect des engagements pris devant un ministre de la République. Pour qui nous prend-on ?
Les économistes s’accordent à dire que le prix du baril actuel ne reflète pas le niveau économique auquel il devrait être. Nous ne pouvons alors qu’en déduire que ce prix continue d’être artificiellement gonflé au bénéfice de quelques uns. Et si cette spéculation altère le pouvoir d’achat des particuliers, il handicape encore plus sévèrement les professionnels dont le carburant est le moyen de travailler. C’est le cas des entreprises de transport routier qui font face à une concurrence européenne très forte.
L’O.T.R.E. a réitéré ses positions en la matière.
D’une part, seuls les écarts de fiscalité entre états membres doivent être appréhendés. En conséquence, il faut harmoniser les accises sur le carburant. Ce qui signifie que la France, lors de sa présidence de l’U.E., devra absolument porter ce dossier comme prioritaire.
D’autre part, afin que les chargeurs, clients des entreprises, acceptent d’appliquer la clause d’indexation sur le prix du carburant, même si elle est exclusivement française ; que les sanctions pénales soient lourdes et de fait, sans nécessité pour les entreprises de saisir les tribunaux dans un contentieux commercial classique.
Le plus important, il est indispensable de redonner aux entreprises françaises leur compétitivité confisquée, afin que désormais pleinement dans le marché européen, les justes prix puissent être appliqués.