Le transport routier par autocar a pris son essor en France en 2011 à la suite de la transposition en droit national d’un règlement européen autorisant, sous conditions, les cars qui assurent des trajets internationaux réguliers à prendre des voyageurs pour des dessertes franco-françaises (principe du cabotage).

Le projet de loi pour la croissance et l’activité enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale en décembre 2014 mettait en avant la libéralisation du transport par autocar afin de « contribuer au resserrement du maillage territorial et aux développements de nouvelles offres sur les liaisons les plus fréquentées et sur celles mal desservies par les autres modes de transports collectifs« .

L’adoption finale de cette loi en août 2015 autorise la mise en place de lignes de transport routier régulier interurbain par des acteurs privés, pour toute liaison supérieure à 100 km.

Ainsi, six opérateurs (5 groupes distincts) se sont rapidement positionnés afin de proposer une offre de service régulier interurbain couvrant tout le territoire national. Selon les données de l’ARAFER, à fin juin 2016, le réseau de l’offre commercialisée se compose de 257 lignes permettant aux voyageurs d’effectuer 1105 liaisons distinctes et desservant 193 villes françaises. En onze mois depuis l’ouverture du marché, les opérateurs de transport par autocar ont transporté 3,4 millions de passagers.

Cette nouvelle offre de transport vient compléter un bouquet déjà disponible en matière de transport régulier interurbain de voyageurs (train, covoiturage via une plateforme de mise en relation, avion). Il se pose donc la question de l’impact du développement de ce nouveau mode de transport sur l’environnement, notamment en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour répondre à cette question, qui fait l’objet de l’article 9 de la loi mentionnée ci-dessus, l’ADEME a lancé une étude afin d’apporter des éléments de réponse.
La réponse à cette question est claire : « Le bilan environnemental du transport par autocar devient positif à la fois pour les émissions de gaz à effet de serre et de polluants à partir d’un taux d’occupation de 38 %. Ce taux a été dépassé en France au deuxième trimestre 2016″.

Pour découvrir les perspectives d’avenir, vous pouvez accéder à la totalité de l’étude et aux trois scénarios projetés par l’ADEME.
http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/etude_autocar_1216.pdf

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