SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Au début des années 1970, l’aggravation continuelle de l’insécurité routière conduisit les pouvoirs publics à édicter des dispositions réglementaires qui tranchaient avec les pratiques antérieures, notamment les limitations de vitesses, les ceintures de sécurité et les taux d’alcoolémie. La réglementation est devenue progressivement de plus en plus stricte : limitation à 50 km/h en agglomérations, contrôle technique, permis à points, abaissement des taux d’alcoolémie, etc.

À ces réglementations s’est ajouté un programme de construction d’autoroutes. Enfin, les véhicules et leurs équipements se sont considérablement améliorés : freinage, tenue de route, pneumatiques, airbags, etc. Toutes ces dispositions de sécurité « active » (comportements) et « passive » (infrastructures et véhicules) ont donné des résultats spectaculaires : les nombres d’accidents et de victimes ont régulièrement décru jusqu’à la fin de la décennie 1990. Pour amplifier cette tendance, la sécurité routière a été érigée en priorité nationale à partir de 2002, avec notamment des modifications au code de la route et l’institution du contrôle-sanction automatisé. Les accidents et les victimes ont encore diminué de 45% entre 2002 et 2010.

Depuis 1972, les indicateurs d’insécurité routière ont été divisés par 4,5 pour une circulation multipliée par 3. La France est désormais bien placée en Europe, mais des progrès restent encore indispensables.

 

Les autoroutes reçoivent le quart de la circulation, mais on n’y dénombre que 5% des victimes d’accidents (blessés et tués).

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