Lorsque l’information sur le dépôt de bilan du groupe de transport routier SERNAM est sortie, l’inquiétude a porté sur l’avenir des 1 300 salariés de l’entreprise et de sa filiale. Alors que la campagne présidentielle battait son plein, le gouvernement ne souhaitait pas voir se dérouler un désastre de l’emploi. Mais à aucun moment dans les communications, il a été question du sort réservé à la multitude de TPE et PME qui ont fait tourner le SERNAM en ayant des contrats de traction avec lui ou en sous‐traitant ses transports.
Mais aujourd’hui ce sont ces centaines de transporteurs qui se retrouvent sur le carreau, avec des ardoises dépassant parfois plusieurs centaines de milliers d’euros. Désormais ce sont ces entreprises, et leurs salariés qui risquent de devoir boire le bouillon et payer l’addition. Et plusieurs questions se posent :
Le groupe GEODIS va‐t‐il poursuivre les contrats liant le SERNAM avec ses sous‐traitants et tractionnaires ?
Si tel est le cas, quand compte‐t‐il communiquer cette information ? Le précédent gouvernement avait été prompt à sauver 1 300 emplois, fusse‐t‐il en supprimant le passif du groupe dans sa revente à GEODIS (la belle affaire pour le numéro 1 français du transport routier !), le nouveau gouvernement adoptera‐t‐il la même attitude avec les PME impayées par le SERNAM ? Compte‐til sauver l’emploi des salariés de ces PME ?
Afin de faire entendre la voix de ces transporteurs et faire valoir leurs droits, alors qu’ils ont travaillé de bonne foi pour le SERNAM, l’OTRE a créé une adresse électronique (dossier.sernam@otre.org) afin de mutualiser les créances de tous ces petits transporteurs. À ce jour, l’OTRE a reçu des créances déclarées pour un montant total avoisinant le million d’euros. Un MILLION d’euros d’impayés !!! Et cette somme ne représente que les créances d’une toute petite partie des entreprises sous‐traitantes que le SERNAM a mis en danger de mort.
L’OTRE demandera, lors de leur future rencontre, au ministre des transports, Frédéric CUVILLIER, comment le gouvernement compte solder leurs créances, et ne pas laisser mourir des dizaines de PME et leurs salariés. L’OTRE lui soumettra la solution que l’État abandonne ses créances afin que le liquidateur et le juge commissaire du SERNAM puissent régler entièrement les factures de ces transporteurs.
En attendant, l’OTRE appelle tous les transporteurs en souffrance de factures impayées à se rapprocher d’elle via sa boite mail afin de grossir les rangs des impayés.
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