Les réactions des transporteurs, suite au reportage d’Envoyé Spécial diffusé sur France 2 hier soir, sont nombreuses et passionnées. L’OTRE, en tant qu’organisation professionnelle défendant les intérêts des TPE et PME du transport routier, ne peut qu’abonder dans ce sens.
Tout d’abord, il est nécessaire de rappeler que les forçats de la route qui étaient décrits dans le reportage, ne sont malheureusement qu’un des maillons, d’une économie libéralisée et déréglementée, au même titre que l’ouvrier chinois, ou polonais qui travaillent à des coûts toujours inférieurs à la norme et alimentent une économie de profit ou l’être humain n’est pas
considéré.
Ce constat fait, il est important de s’insurger sur les amalgames trop souvent faits entre le transport routier français des PME d’une part et les groupes internationaux qui surfent sur le dumping social et fiscal et d’autre part… les groupes du transport routier français qui ont fait le choix délibéré d’assoir leur rentabilité et leurs profits sur la délocalisation de leurs camions,
conduits par des conducteurs low cost.
L’OTRE, dès sa création en octobre 2000, a milité et agi pour faire entendre la voix des TPE et PME qui veulent continuer à travailler sur le sol français en respectant les hommes qu’ils emploient et les réglementations européenne et française en vigueur. C’est vrai que ce postulat et ce respect de la règle a couté la vie à de nombreuses entreprises.
L’OTRE a sur ce dossier une ligne politique diamétralement opposée à celle de la FNTR, pour qui « c’est une obligation de réduire les coûts pour rester compétitifs face à la concurrence européenne au sein même de l’Union Européenne… »
L’OTRE constate que la FNTR, seule organisation patronale du transport routier a ne pas s’être impliquée dans les états généraux du transport routier, préfère trouver des justifications aux pratiques des grands groupes français, que de travailler en concertation et intelligence avec tous les acteurs du secteur du transport, pour contribuer à l’amélioration de la compétitivité des
entreprises françaises, dans le respect de la législation et de la dignité humaine.
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