Mais pour combien de temps ?
Les transporteurs qui avaient fait le déplacement à Nantes, lors de notre dernier congrès étaient tous porteurs d’un message très sombre, sur l’avenir de notre profession.
Il faut dire qu’après, les espoirs de « rupture », des politiques menées autour de l’organisation globale du transport de marchandises dans notre pays, nous assistons impuissants, au retour des poncifs archaïques, qui ont peu à peu détruit le transport routier de marchandises français, au profit d’un certain transport européen si peu vertueux par ailleurs.
Mettre à tous prix des camions sur les trains les péniches et les bateaux, c’était vider nos routes de tous ces véhicules qui empêchent la libre circulation de la voiture individuelle et « effrayent » l’opinion publique, que nos politiques tentent par tous moyens de fidéliser.
Mettre à tous prix des camions sur les trains, les péniches et les bateaux, c’est maintenant devenu très tendance, c’est enrayer le réchauffement climatique et poser un acte politique fort pour le développement durable.
Le résultat est tout simple, je le dis depuis des années, excusez moi de me répéter, c’est : mettre sur nos routes de plus en plus de camions étrangers, beaucoup moins chers, beaucoup moins respectueux des normes environnementales et de sécurité, et de plus en plus de conducteurs étrangers, beaucoup moins payés et formés que les nôtres.
Alors que nos prix de revient implosent : hausse du gazole, hausse des tarifs autoroutiers, hausse des prix des véhicules, des pneumatiques, des pièces détachées …on nous dit qu’une taxe kilométrique viendra encore alourdir notre fiscalité, déjà tellement supérieure à celle de nos concurrents européens (la compensation promise semble de plus en plus aléatoire). Mais c’est pour la bonne cause …
N’en jetez plus la coupe est pleine !
Certains ont décidés de résister encore, nous en faisons partis et nous allons faire des propositions dans ce sens à tous nos collègues, à chacun de prendre ses responsabilités, continuer à accompagner le déclin ou oser là aussi « une rupture » tant attendue.