Revue de presse : Arrêtons le massacre
Ce ne sont pas les déclarations de Patrice Huart qui vont décourager Jean-Pierre Morlin (cf. notre article du 4/10 «Il faut qu’ils crachent au bassinet »). Le président de l’OTRE persiste à tendre la main à tous ceux qui auront le courage de vouloir discuter pour trouver des solutions communes pour que les entreprises vivent mieux et puissent payer leurs salariés ce qu’ils méritent. Jean-Pierre Morlin n’est pas un homme à se décourager. Malgré les railleries de la CFDT envers sa proposition de dialogue (cf. notre article « Salaires : l’OTRE prête à négocier ? »), il persiste et continue à tendre la main, en espérant que la raison fera que l’on finira par la saisir. Il nous explique pourquoi : « le secteur est dans une période de crise grave. On ne peut pas avoir de bonnes entreprises sans bons salariés. Il faut que les entreprises vivent et que les salariés gagnent bien leur vie pour être bien dans leur peau. Or les résultats des dernières négociations paritaires ont démontré que le système était bloqué. » +3.05%, ce n’est pas suffisant. «De la réunion paritaire du 18, il n’en sortira rien, si ce n’est une probable hausse de 3.05% pour s’aligner sur le SMIC. Ce qui, j’en conviens, est insuffisant. Les syndicats ont raison : on ne peut noyer les grilles salariales avec le Smic. Mais, en même temps, les entreprises ne peuvent pas donner ce qu’elles n’ont pas. Or, si rien ne bouge, on arrivera au même résultat : les entreprises de transport continueront à déposer le bilan et à supprimer des emplois. Arrêtons le massacre. Je continue à tendre la main vers tous ceux qui voudront bien dialoguer pour tenter de trouver des solutions. Il faut que l’on accepte de se rencontrer de manière informelle, que l’on échange, que l’on propose. Ensemble nous trouverons des solutions, parce que, finalement, nous avons les mêmes intérêts. Faire en sorte que nos entreprises fonctionnent mieux, soient plus concurrentielles et puissent payer leurs salariés ce qu’ils méritent. » Des intérêts communs «Si patrons et syndicats arrivaient à trouver des solutions communes, nul doute qu’en allant ensuite les proposer au ministre, celui-ci n’aurait d’autre choix que de les mettre en place. Il faut que quelqu’un commence. Si on ne le fait pas, on risque de voir le pavillon routier disparaître, comme ce fut le cas en son temps pour le pavillon maritime. J’espère que certains comprendront ma démarche et auront le courage de sortir des chemins prédéterminés pour venir discuter. Ensemble, nous pourrons trouver des bonnes solutions pour améliorer le mode de vie de beaucoup de monde. » Lu sur le Lamy 2
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