L'Otre épingle Breton !
Rédacteur : Dominique Geffray
(21/12/05)
Dans un communiqué intitulé “On ne rachète pas le déshonneur“, l'Otre déclare : “Le ministre des finances, Thierry Breton, a, hier soir, dicté aux organisations professionnelles convoquées les mesures qu’il avait décidé de mettre en œuvre afin de préserver l’intégrité économique du secteur !“
"Elles ne sont, en fait, qu’une tentative d’achat, à prix très abusivement bas, du droit aux entreprises de récupérer la TVA sur les autoroutes.
Le président Morlin rappelle le mandat donné par plus de 1.000 transporteurs le 28 septembre dernier lors du rassemblement unitaire, et notamment :
- exonération des matériels roulants de l’assiette de la taxe professionnelle ;
- suppression des charges sur les heures autres que la conduite.
Garant de ce mandat et de la confiance des transporteurs, le président Morlin ne peut accepter ni le vocabulaire employé par Monsieur Breton, ni les mesures prises.
Alors que le ministre offre "généreusement" 800 et 200 €, selon le type de conducteur visé, l’OTRE rappelle que le différentiel avec nos concurrents étrangers sur ces heures est de 1.866 € par an pour les conducteurs grands routiers et 917 € pour les autres.Il en va de même quant au dégrèvement de taxe professionnelle qui, encore une fois, ne vise qu’une certaine catégorie de véhicules et ne représente qu’une partie de ce que les transporteurs routiers demandent.
Le président Morlin exige désormais du gouvernement la mise en place d’un calendrier afin d’aboutir à la plate-forme proposée par l’UPR et adoptée par les transporteurs routiers français, et ce de façon pérenne. Seul moyen non pas de "préserver l’intégrité" de nos entreprises, mais de les relancer dans la grande compétition européenne.
De plus, s’agissant de l’affirmation de Monsieur Breton sur la question du remboursement de la TVA sur les péages autoroutiers entre 1996 et 2000, l’OTRE lui rappelle qu’il a été condamné par le Conseil d’Etat à reverser ces sommes et que les arguments avancés désormais sont fallacieux. Sur ce dossier, l’OTRE continue d’œuvrer afin d’obliger l’Etat à remplir ses obligations envers la justice, et envers les contribuables."
Voilà un communiqué musclé, qui n'est assurément pas de la daube pour ministre. L'Otre a ce mérite qu'elle appelle un chat un chat, et pas un félin d'appartement, comme on dit dans certains milieux parisiens...