Editorial
EDITORIAL L’année 2005 s’est enfin achevée sur une note optimiste et rassurante : le 30 décembre le Conseil Constitutionnel a supprimé le projet d’amendement visant à imposer que les factures éditées par les Sociétés d’Autoroutes de 01/1996 à 12/2000 soient entendues Hors Taxes, ce qui ne nous aurait plus permis de récupérer la TVA affairant. Un véritable feuilleton que cette récupération de TVA : la Cour de Justice des Communautés Européennes en septembre 2000, le Conseil d’Etat en Juin 2005 et enfin le Conseil Constitutionnel fin décembre 2005 ; cette superposition d’arrêts et de décisions ne peuvent que nous conforter à pouvoir récupérer notre DU. Cela sera forcément salvateur pour nos entreprises après les terribles derniers SEIZE MOIS au cours desquels nous avons connu des dérapages de coûts sans précédent, en particulier celui du prix de vente du gasoil. NOUS pressons tarifairement nos clients sans retombée pour nos entreprises : le dernier exercice forcément très difficile nous a obligé à devenir des percepteurs (d’impôts et de taxes) sans concession avec nos clients afin de répercuter ces hausses incessantes de charges. Nous nous essayons en permanence dans la motivation de nos troupes qui sont souvent abusées par les bourrages de crâne imposés par les médias. Et vous-même, ne puisez-vous pas souvent dans vos dernières ressources morales pour continuer à espérer un lendemain plus optimiste !! Nous pouvons même nous poser la question de savoir si nous sommes enfin sortis du tunnel, comme l’a déjà évoqué Valéry Giscard d’Estaing. Les pressions supplémentaires nous les avons vécues à un rythme soutenu à savoir et de façon non exhaustive la suppression des frontières, la libéralisation du cabotage, la réduction du temps de travail, la réactualisation des Smic sur 3 ans, et enfin le choc pétrolier ; je dois certainement en oublier. Et pourtant nous sommes là, au prix de quels efforts d’imagination, de turpitudes ; mais malheureusement, nous ne sommes plus tous là car … Nous constatons depuis l’été dernier qu’un manque important de camions est en train de se faire sentir sur le marché. Sont-ce les prémices d’un redémarrage attendu de l’économie ou tout simplement un ensemble de véhicules qui n’est plus là du fait de la diminution de parcs et aussi malheureusement de la disparition d’un certain nombre d’entreprises ? Ne succombons pas aux chants des sirènes et surtout essayons de maîtriser ce nouveau rapport de force avec nos clients en limitant autant que possible les parcs : nous devons conserver le même ratio d’offre confrontée à la demande. C’est cette réalité adaptée au terrain qu’il nous faut prendre en charge : nous devons continuer à faire preuve de rigueur dans la maîtrise de nos coûts mais aussi toujours innover. Beaucoup d’entre vous penseront qu’il s’agit là d’un euphémisme et je le leur concède ; en effet, toutes les entreprises de transports encore présentes aujourd’hui ont forcément démontré toutes leurs aptitudes à savoir innover, se remettre en question et juguler les coûts sous quelque forme que ce soit. FRATERNITE : je ne peux qu’exhorter les Chefs d’Entreprise de transports à essayer de se serrer les coudes, à rester solidaires, transparents et honnêtes avec leurs collègues. La bannière de l’OTRE démontre au fil des jours des convictions inébranlables et droites pour notre cause ; nous nous devons donc d’espérer et de réellement pouvoir croire en un avenir plus radieux. A l’aube de cette nouvelle année, je vous adresse à tous, chers amis, à vos familles et à vos collaborateurs, mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour vos entreprises. Paul GAUTHIER Président OTRE 24
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