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PLUS FORTS UNIS QU’ISOLES...
Que de chemin parcouru depuis cet automne 2000 qui a vu la naissance de l’OTRE.
Cette naissance est le fruit de l’exclusion par la FNTR d’un grand nombre de ses syndicats départementaux suite aux mouvements de protestations qu’elle avait initié pour dénoncer l’augmentation du prix du gazole.
Cette sanction a été la conséquence du mécontentement exprimé par ces syndicats quant aux mesures insuffisantes annoncées par le gouvernement et cautionnées par la FNTR.
Quel service rendu aux chefs d’entreprises de transports de marchandises par la FNTR car depuis ce jour ils ont enfin entendu un langage vrai, clair et direct sur les problèmes rencontrés dans leur activité, constat qui correspond à ce qu’ils vivent au quotidien.
Les mesures de sauvegarde proposées par l’OTRE pour tenter de sauver leurs entreprises sont celles qu’ils souhaitent, demandent et qu’ils approuvent démocratiquement.
L’OTRE a très vite compris que seule une union des organisations professionnelles pouvait inciter le gouvernement à accorder plus de crédit aux solutions proposées pour sauver le pavillon routier français et elle s’est évertuée à engager un dialogue en ce sens avec les autres organisations professionnelles, seules l’AFTRI, l’UNOSTRA et TLF ont compris le message et les premiers échanges ont donné lieu à la création du G4.
Chacun a pris la mesure des autres, la confiance s’est installée dans le groupe et à force de dialogue et de compromis l’UPR a vu naissance et la journée du 28 septembre peut être considérée comme son baptême officiel.
Cette journée restera comme un tournant important dans le secteur du transport public de marchandises car elle a permis de réunir au travers d’une plate forme de propositions communes concrètes et urgentes toutes les entreprises de transports sans aucune considération de leur taille ni de leur spécificité.
Je suis persuadé que la présence de syndicats départementaux bien structurés apporte un soutien efficace sur le terrain aux organisations professionnelles patronales pour la défense des intérêts des entreprises.
J’ai toujours été convaincu que seule une union solide de toutes les organisations professionnelles du transport nous autoriserait à envisager l’avenir sous de meilleurs auspices.
Je suis également convaincu que la prise de conscience par les chefs d’entreprise que nous sommes, de la nécessité d’un dialogue permanent permettra de limiter cette sous-enchère sur le prix du transport que nous facturons à nos chargeurs respectifs.
Je reste convaincu que la course aux parts de marché, à l’augmentation du parc donc de la capacité de transport ne doit pas se faire au détriment du prix de vente.
Elle doit se faire en respect d’un équilibre financier qui autorise à envisager une marge convenable donc en corrélation avec nos prix de revient qui croissent sans cesse sous le poids :
-d’une fiscalité FRANCAISE de plus en plus lourde
-d’un social FRANÇAIS de plus en plus coûteux
-d’une réglementation FRANCAISE de plus en plus contraignante
Mais il ne faut pas oublier non plus que nos prix de vente ne peuvent augmenter sous la pression :
-d’une concurrence EUROPEENNE faussée et de plus en plus acharnée
-d’une harmonisation EUROPEENNE déficiente tant sur le plan social que fiscal
-des difficultés rencontrées avec certains chargeurs Nous sommes tous en droit d’obtenir un résultat du fruit de notre travail et des investissements financiers que nous réalisons.
Nous sommes tous en droit d’obtenir la paix sociale au sein de nos entreprises en donnant à nos salariés une rémunération décente et en leur assurant la sécurité de l’emploi.
Nous vivons une crise structurelle que seules des mesures pérennes peuvent nous aider à la surmonter les solutions existent, la seule volonté des organisations professionnelles sans accompagnement du gouvernement ne suffira pas. Les mesures proposées par l’UPR nous aideront à améliorer notre quotidien mais il nous faudra rester attentif à leurs conditions de mise en application et au délai fixé pour leur mise en place.

GERARD BEADE
Président du Lot-et-Garonne