Lu dans LAMY : Seulement les gros !!!
Lu dans LAMY SEULEMENT LES GROS !!! En première ligne dans la lutte contre le cabotage sauvage, les contrôleurs des transports terrestres confirment avoir reçu des instructions impératives, mais attendent toujours des renforts. En attendant, ils s’intéressent tout particulièrement au secteur des betteraves à sucre. Les annonces gouvernementales sur le renforcement de la lutte contre le cabotage se sont traduites par de nombreuses instructions écrites, envoyées aux services en charge de ces problèmes. Au premier rang de ceux-ci, les contrôleurs des transports confirment avoir reçu ces ordres, tout en déplorant la quasi-inexistence des moyens supplémentaires qui les accompagnent. Des renforts opérationnels dans un an « Nous allons finalement voir arriver seulement 33 futurs contrôleurs supplémentaires, par le biais des redéploiements des fonctionnaires, au lieu de la soixantaine annoncée. Ils ne nous seront officiellement affectés qu’en septembre et demeureront stagiaires le temps de leur formation, c’est-à-dire un an … », explique Xavier Sanz, contrôleur divisionnaire représentant de l’unsa-safact, le syndicats majoritaire chez les contrôleurs de transports terrestres. Les trafics saisonniers sont visibles. « Le seul moyen de vérifier s’il y a ou non cabotage est de se rendre chez les chargeurs, comme par exemple les sucreries, qui consomment des betteraves, et de voir qui sont leurs transporteurs… » Pour Xavier Sanz, seuls les gros cabotages organisés peuvent être vérifiés. « Pour les trafics industriels, il suffit que le chauffeur nous produise une CMR précisant qu’il a chargé en Allemagne ou ailleurs pour que l’on ne puisse rien faire dans ce cadre… ». Il ne croit pas que la surveillance des demandes de récupération de TVA sur les carburants soit très efficace. Les chauffeurs n’ont pas intérêt à de telles déclarations. Les Espagnols franchissent la frontière réservoir plein et roulent avec leur carburant moins cher. Le contrôleur de Bayonne cite même des forestiers transporteurs de bois privés espagnols, surpris avec des cuves de carburant supplémentaires pleines dans les forets landaises , où ils travaillent. « Nous leurs avons dressé des procès-verbaux pour ces motifs. » Les services de l’Etat agissent plus sur la multiplication des contrôles. La gendarmerie de l’Autoroute vient ainsi de recevoir la visite de responsables de la société de transports espagnols PACONSA, une entreprise d’environ 800 véhicules, ayant commis de multiples infractions en matière de disque. La direction du personnel de cette entreprise aurait admis que ses chauffeurs étaient rémunérés en partie au km, ce qui est totalement contraire aux règles européennes, mais admis par des conventions collectives régionales espagnoles…
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