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  Union Départementale des Transports Routiers des Landes

UNION DEPARTEMENTALE DES TRANSPORTS ROUTIERS DES LANDES
L’UDTRL regroupe 100 transporteurs marchandises (OTRE) et voyageurs (FNTV).
Son conseil d’administration comprend 15 membres. Il est présidé par Jean-Jacques LAUQUE.
L’UDTRL : Son rôle
- Assurer l’information aux adhérents
- Les conseiller et les aider dans leurs taches administratives
- Leur proposer des services en conseil juridique et social
- Défendre leurs intérêts et les représenter dans les instances administratives et institutionnelles.
L’UDTRL dispose d’une société de service : STR40 pour la réalisation de groupement d’achats et partenariat professionnel et les prestations commerciales.
Avec le groupement du Pays basque l’UDTRL est à l’origine de la création du Centre Interentreprises de Santé Travail Transports et Activités Auxiliaires qui sera opérationnelle au 1er janvier 2006 avec compétence Landes Pyrénées atlantique.
Les Landes : ses infrastructures
Le Département des landes est traversé du Nord au Sud par un axe de transit (la RN10) reliant le Nord de l’Europe à la péninsule ibérique.
La RN10 : une urgence
Avec un trafic journalier croissant 27000 Véhicules / jour dont 32% de poids lourds, la configuration de la RN10 n’est plus adaptée. Elle est saturée. Sa mise aux normes autoroutières à 2 fois 3 voies est indispensable et urgente. De plus, cet axe manque cruellement d’aire de stationnement et de repos aménagées permettant d’offrir les services et la sécurité aux conducteurs poids lourds qui empruntent l’itinéraire.
L’A65 : Une opportunité nécessaire
La réalisation de l’autoroute A65 permettant la liaison Bordeaux Mont de Marsan Pau par Langon constitue un enjeu majeur pour l’Aquitaine.
Elle permet le désenclavement de la préfecture des Landes et facilite la liaison et la desserte du piémont pyrénéens.
Les transporteurs landais sont très attachés à la réalisation de cette autoroute ainsi qu’à la mise aux normes autoroutière de la RN10.
Les Landes : son économie
L’exploitation de la forêt, l’agroalimentaire, le tourisme, et le thermalisme constituent les pôles essentiels de l’économie landaise.
La forêt landaise, 1ere par sa superficie, produit 3,5 millions de tonnes de bois soit 30% de la production aquitaine.
Dans l’agro alimentaire, la production de canards gras et de mais doux occupe le 1er rang en France, la production d’asperge et carottes vient au 2ème rang
TRANSPORTS TRAVAUX LINXOIS Fiche d’identité
Création : 1985
Siège social : LINXE 40260
Activité : Transports de bois et travaux publics
Dirigeante : Marie-Claude QUILLAC
Employés : 30
Marie-Claude QUILLAC, la rédaction OTRE a souhaité vous poser quelques questions sur votre entreprise, son évolution, vos impressions.
Marie-Claude, votre entreprise va avoir bientôt 20 ans. Pouvez-vous nous décrire son évolution ?
MC Q. Nous avons créé l’entreprise Transports Travaux Linxois avec Jean-Marc, mon mari. Au début, ce dernier était débardeur et je me destinais à l’enseignement. Jean-Marc a poursuivi le débardage et j’ai obtenu l’attestation de transports. Le transport de bois ronds pris en lisière de forêt a été notre première activité.
Par la suite, et progressivement, nous avons toujours cherché à la fois à évoluer avec nos clients et à leur apporter des prestations complémentaires.
L’activité TP a été créée ainsi. Nos clients avaient besoin de parcs à bois, pour les réaliser il fallait effectuer des terrassements d’où l’investissement dans le matériel spécifique à cette réalisation et nous avons assuré les transports de matériaux nécessaires.
Plus tard, la réglementation en matière de normes environnementales contraignait nos clients à rechercher des solutions dans le traitement de déchets. Nous avons investi dans un broyeur. Les produits issus du broyage ont été utilisés pour alimenter l’énergie. Les produits énergétiques antérieurement utilisés pour les chaudières sont devenus commercialisables et ont généré des transports nouveaux pour lesquels l’entreprise s’est positionnée.
Au départ d’une mono activité nous avons pu diversifier nos prestations en restant dans la filière bois.
Vous avez une trentaine de salariés, comment avez-vous géré cette expansion en hommes et en matériels ?
MC Q. En ce qui concerne l’évolution du parc et du matériel. , il nous a fallu faire des choix dans les investissements répondant aux besoins immédiats de nos clients et à l’évolution des techniques et des stratégies, par l’acquisition de bennes à fonds mouvants.
Parallèlement à cette évolution technique, nous avons eu à gérer le personnel, les critères de recrutement en fonction des spécialités, la formation adaptée. Nous avons attaché beaucoup d’importance à leur inculquer une culture entreprise et une image « TTL » Transports Travaux Linxois.
Jean-Marc était très impliqué dans le rugby, ancien joueur lui-même, il voulait intégrer dans l’activité professionnelle les valeurs sportives et l’esprit d’équipe. Il a globalement réussi. A son décès brutal en 2003, j’ai pu constater que la cohésion qu’il avait réalisée avec le personnel était bien ancrée. J’ai bénéficié d’un très grand soutien qui m’a sûrement aidé à surmonter une épreuve difficile.
Votre entreprise est bien en place. Comment voyez-vous son avenir ? Quelles sont vos certitudes et vos inquiétudes ?
MC Q. Je ne suis pas seule pour la diriger. C’est un atout important d’être dégagé des problèmes de transmission d’entreprise. Mes deux enfants Paul et Denis travaillent avec moi. Ils sont totalement motivés et complémentaires. Paul a fait l’école transport et logistique. Denis possède un BTS travaux publics. Enfin, c’est une entreprise dont la moyenne d’âge des salariés est très jeune et donc prometteuse. Pourtant on s’interroge quotidiennement sur l’avenir du transport. C’est un secteur fortement concurrentiel et à concurrence européenne. Même l’activité régionale est touchée par cette concurrence où le transport français a perdu de sa compétitivité. Nous avons pu résister par notre diversité. Mais pour combien de temps ? La majeure partie de nos charges ne sont pas maîtrisables (gazole, TP, charges sociales).
Vous avez intégré la commission sociale de l’OTRE. Quel intérêt y portez-vous ?
MC Q. Pendant une période, j’étais peu disponible. Très attachée à la formation tant obligatoire du personnel que continue, y compris pour les dirigeants, j’ai suivi des cours aux arts et métiers. J’ai fini ce cycle. L’incidence sociale est très importante dans une entreprise. Il faut la maîtriser en alliant à la fois les contraintes de l’entreprise et l’évolution légitime des salariés. Le dialogue et la négociation en entreprise sont à mes yeux des moyens permettant de prendre en compte la réalité sur le terrain. La commission sociale est un lieu de réflexion de proposition qui convient bien à mon état d’esprit du moment.