Editorial
Le gazole certes…mais le reste aussi Tous les jours les records de la veille sont dépassés. Et ce phénomène est probablement appelé à durer. Je veux parler des augmentations du prix du baril de pétrole. Toutes les circonstances géopolitiques influent à la hausse, conflits, catastrophes, décès, cyclones et indéniablement diminution des réserves liées à une forte progression de la consommation par les pays en pleine croissance. Et la profession subit, impuissante. Les uns, (pouvoirs publics) préconisent de répercuter les hausses à nos clients. Les autres (certaines organisations) friands d’un pouvoir régalien réclament une indexation obligatoire. Mais la situation économique de transport découle-t-elle des fluctuations du prix du gazole ? . Sans nul doute, elles y contribuent ou plutôt elles aggravent la crise structurelle dont le secteur est victime depuis près d’une décennie. Le marché est mondial, donc européen. Ce sont moins les fluctuations du gazole que les écarts de concurrence qui pénalisent les entreprises françaises. Ces écarts, sont à la fois dans les domaines social et fiscal. C’est dans ces domaines que l’état français doit chercher des solutions. Cette recherche de solutions doit être menée dans l’urgence, avec la participation de tous les acteurs du transport… y compris l’OTRE. Bien-sûr les solutions n’auront pas tous les effets immédiats, indispensables à la survie de nos entreprises. Des mesures transitoires, efficaces et immédiates peuvent pallier l’urgence. A défaut, il faut s’attendre à des dépôts de bilans en masse dans les mois qui viennent.
J.J. LAUQUE Président OTRE 40
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