UPR : un formidable espoir !
UPR : un formidable espoir ! Jeudi soir, lors de la réunion du G4, suivie d'un sympathique dîner, les présidents des organisations qui le composent (Aftri, Otre, TLF et Unostra) ont décidé d'officialiser son existence en le transformant en association : l'Union des Professionnels de la Route (UPR) est née ! C'est un formidable espoir pour tous les transporteurs routiers français. "C'est géant", s'est exclamé un dirigeant professionnel en apprenant la nouvelle au téléphone vendredi. Ce terme résume, à lui seul, l'ampleur de l'événement. C'est Jean-Paul Grard, l'actuel président de l'Unostra, qui prendra la présidence de l'UPR, dont le siège sera à l'AFTRI. C'est la première fois, dans l'histoire du transport routier, que les présidents de plusieurs organisations professionnelles décident de mettre en place une structure juridique commune pour défendre les intérêts des transporteurs routiers. Ils vont exiger du gouvernement la tenue d'un comité interministériel, avec pour objectif de mettre en oeuvre une politique du transport routier cohérente et efficace (ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau à une sorte de plan d'urgence pour sauver le pavillon français). Ceci posé, cet événement met en lumière la gravité de la situation de milliers d'entreprises qui risquent de disparaître en ce début d'année. Elle souligne également l'immobilisme des gouvernements successifs qui n'ont mené aucune action efficace pour permettre aux transporteurs français de lutter à armes égales avec leurs concurrents européens et étrangers. Si la première des raisons qui ont contribué à la création de cette Union est bien le péril qui menace le pavillon français, il y en a sans doute deux autres : - d'une part, la montée en puissance d'une fédération qui s'appuie, par groupes interposés, sur la SNCF ; - d'autre part, l'attitude d'un secrétaire d'Etat qui semble ne vouloir connaître que cette fédération, qui n'écoute que ses amis et qui fait le coup du mépris à l'Otre Dans ce contexte, on se doit, une fois n'est pas coutume, de féliciter le sieur Bussereau. Car c'est, en fait, en grande partie grâce à son action, ou plutôt à son inaction, qu'est due la naissance de cette union qui va peut-être parvenir à sauver l'essentiel avant qu'il ne soit trop tard. Un autre personnage a aussi joué un rôle essentiel dans cette naissance. Il s'agit de l'homme fort de la puissante fédération qui fait l'unanimité chez les autres présidents d'organisations. On peut vraiment dire que l'union fait la force. Ainsi, le secrétaire d'Etat et le délégué de la puissante fédération ont-ils, en oeuvrant ensemble depuis des mois, favorisé l'union des autres : c'est quasi-biblique. Certains regretteront que l'Union des Professionnels de la Route n'ait que quatre roues. Il y aurait, de fait, pu y en avoir une cinquième, mais il y a eu un problème d'homme et, en plus, cela aurait fait un peu roue de secours. Ce n'est pas Jean-Paul (à vous de deviner lequel) qui nous démentira. En attendant, positivons : le G4 est mort, vive l'UPR, l'union qui préfère la route ! Lu sur LAMY2
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