Editorial
Ouf !!! A l’heure qu’il est, l’ensemble de la France a repris son souffle. Les poumons bien remplis des déclarations des uns, des intox des autres et des promesses de fermeté des dirigeants, nous avons tenu tout un long week-end pour connaître le résultat de la « réunion de la dernière chance » avant la paralysie du pays . Il s’agit là bien sûr du dernier «conflit des routiers », comme il est de bon ton de le nommer, qui à chaque fois, fait les gorges chaudes : effets de manches, déclarations fracassantes, débordements médiatiques … Tous les ingrédients d’une psychose réussie. Manquée pour cette fois!!! Annonces, propositions, refus, dialogue contre nature, rupture du dialogue puis reprise, porte claquée par les uns, obstinément fermée aux otre, fermeté des autorités, et enfin accord surprise : nous avons finalement vécu un conflit « vite fait, bien fait ».
La première des conséquences est le constat d’échec avéré du mode de pression par blocage.
La seconde est la mise en cause par le terrain de leurs représentants qui, la tête prise par quelques échéances électorales, oublient les réelles préoccupations : pérennité des emplois, maintien du pouvoir d’achat, inquiétude sur l’état des entreprises de plus en plus touchées par la concurrence européenne. Pour preuve la faible mobilisation sur le terrain.
La troisième concerne la pression mise sur nos entreprises, une nouvelle fois au pied du mur. Elles sont indéniablement les championnes de « l’adaptation permanente », qualité par trop utilisée par nos décideurs parisiens pourtant bien conscients de nos impératifs : conditions strictes d’accès à la profession, capacité financière, honorabilité, obligation vitale d’honorer nos cautions ou engagement personnel, application de la réglementation, TIPP dossier unique.. et j’en passe ! Une nouvelle fois nous devrons tenir compte d’une nouvelle réglementation refusée par la majorité de nos entreprises à taille humaine parce qu’écartées des négociations.
Rien ne sera plus comme avant. Il convient désormais de tirer les conséquences de l’échec des négociations à chaud. Les partenaires sociaux pourront-ils encore longtemps ignorer les propositions de notre organisation basées sur une philosophie novatrice, pratiquée sur le terrain avec succès et en toute transparence, pour un dialogue paritaire constant et progressiste ? Sûrement pas si, humblement, efficacement, certains du bien fondé de notre démarche, nous poursuivons notre mobilisation. Certes, la porte de la Tour Pascal ne s’est pas ouverte ! Qu’à cela ne tienne ! Nous finirons bien par trouver l’accès à l’otre rive…
«On m’avait dit dans mon enfance Saisis ta chance Car elle ne passe qu’une fois Je n’ai pas cru à ce proverbe Pour les imberbes De la pensée qui croient aux lois.
Je n’ai jamais suivi Panurge Et qui s’insurge Jamais résigné me ravit Je crois toujours que tout arrive Sur l’autre rive Sans préavis
L’autre rive La dérive Porté par les vents… Les courants Disponible aux gens…Au Présent » Pierre Barouh « L’Autre Rive »
En attendant de faire sa (re)connaissance… Bonnes fêtes de fin d’année à tous ! Rendez-vous en 2003…
jl Nussac Transporteur, OTRE / Union des Transporteurs Corréziens
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