Edito
Carte postale de vacances
Chamonix 2002 Par Jean-Marc MONTAGNAC S.G. OTRE 83
A l’école on nous apprend que le Mont-Blanc est le plus haut sommet d’Europe, et dans l’esprit d’un enfant c’est une grande fierté de l’avoir sur son territoire. Après de nombreuses années d’attente j’ai enfin pu découvrir en compagnie des miens ce site merveilleux qui offre avec ses monts avoisinants, ses glaciers, un décor féerique à n’importe quel moment de la journée. Lors de notre ascension, tôt le matin, j’ai vu dans les yeux de mes enfants le ravissement qu’ils avaient à regarder l’aube se lever sur le toit de l’Europe. Quelle merveille, quelle joie d’être là et me surprendre à penser que jamais rien ne devrait détériorer ce paysage magnifique. Quel étonnement d’apercevoir autant de monde, des alpinistes chevronnés ou amateurs, des randonneurs accompagnés d’un guide venus au rendez-vous avec le Mont-Blanc. Tous sortis de refuges, de bivouacs ou du téléphérique, par centaines, ils gravissaient ce prestigieux sommet. Quel effarement de voir des paquets de cigarettes écrasés, des canettes à moitié rouillées et autres détritus joncher cette vallée blanche ! Quelle surprise de constater que pour entrer dans Chamonix le matin il fallait subir presque 2 heures d’embouteillage et autant le soir pour en sortir (Les offices de tourisme vous avertissent d’ailleurs). Moi qui m’étais promis d’oublier le travail durant mes congés, je revoyais avec stupéfaction les grandes banderoles qui vous accueillent en entrant dans la vallée : · NON au retour des camions · T.I.R. toi de là · NON au retour des pollueurs Et je ne pu m’empêcher de m’interroger sur la nature des pollueurs, car des camions j’en ai peu vu. Pensez-donc 2 heures de bouchon plus 2 heures d’attente si vous loupez le créneau, je pense sans parler de rentabilité qu’il est inhumain de faire attendre, presque 4 heures, un chauffeur pour parvenir jusqu’au tunnel. De tous les types de pollution, celle issue du transport routier ne détient pas la part la plus importante. Les efforts consentis, conjointement, par les transporteurs et les constructeurs, sont concrets, et prouvent leur implication pour diminuer la pollution. Les moteurs sont moins polluants, les normes EURO III et EURO IV en sont la parfaite démonstration. De plus la profession est prête à s’impliquer encore plus à condition d’en débattre avec elle et de lui en donner les moyens. Alors, protégeons le Mont-Blanc, sa vallée, et bien d’autres endroits en Europe et dans le Monde. Respectons la nature tout simplement, mais cessons de dire cette maxime trop restrictive : « Transporteur = Pollueur »
En conclusion et à méditer : « Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, mais nous l’empruntons à nos enfants … » A.Saint Exupery
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