À n’en pas douter, la semaine qui arrive s’annonce comme l’une des plus importantes de l’actualité des transports routier de l’année. Elle verra en effet, couronné le transporteur de l’année le 21, et ensuite les transporteurs se retrouveront au « grand » SITL à Villepinte du 22 au 25 mars.

À n’en pas douter non plus, le principal sujet de discussion au cours de ces évènements sera la concurrence déloyale des transporteurs de l’Est et le travail illégal.
L’OTRE s’exprimera sur ce sujet dès le premier jour du SITL lors d’une conférence de presse sur son stand à 16 heures, démontrant, encore une fois, l’importance absolue de ce dossier à ses yeux.

À n’en pas douter le sujet risque d’être davantage encore sur toutes les lèvres après la diffusion mardi, à 20h30, sur France 2 de l’émission Cash investigation. Et la polémique risque d’enfler grandement…
Dans son dossier du mois, l’émission d’investigations a décidé de traiter de la fraude sociale et du travail illégal. Parmi ses trois reportages, le troisième portera sur les conducteurs des pays de l’Est, et la fraude au détachement du travail. Les téléspectateurs découvriront leurs salaires, leurs conditions de travail. Ils découvriront comment nos PME perdent leurs clients et des parts de marché, comment les prix chutent de 30 à 40 % en raison de de cette différence de salaire.
Tout comme il y a quelques mois le reportage des forçats de la route dans l’émission de M6 « Enquête exclusive », l’OTRE a contribué activement à ce reportage. C’est grâce à ce travail de sensibilisation et sa communication sur le sujet depuis plusieurs années que la journaliste s’est rapprochée de l’OTRE pour son enquête et a intégré dans son reportage l’interview d’un de ses administrateurs, Christophe DICOSTANZO.
C’est aussi par ce travail de médiatisation que se gagnera la guerre contre la délinquance économique des profiteurs de la concurrence déloyale et du travail illégal.

Mais ce n’est pas tout ! La journaliste explique ensuite pour qui travaillent ces conducteurs roumains. Et là, le choc va être grand voire énorme. En effet, ces conducteurs sont salariés d’un groupe qui n’est pas le premier venu. Si son chiffre d’affaires est aujourd’hui constitué à 70 % par ses activités de commissionnaire de transport, il reste néanmoins le Premier transporteur de France ! Ce groupe qui est la filiale à 100 % d’une entreprise publique ferroviaire, et dont l’État est donc actionnaire, est à l’origine du mal qui met à terre le pavillon routier français.

Alors, oui ! À n’en pas douter, la colère risque de monter d’un cran la semaine prochaine au SITL après la diffusion de ce reportage que nous vous invitons à regarder. Et, oui, à n’en pas douter des têtes risquent de tomber…

Téléchargez l'article en PDF : Download PDF